L'histoire des hameaux de notre ville et des spécificités de chacun que l'on peut voir encore aujourd'hui...
Allinges En 1570. Emmanuel Philibert recouvre son duché qu’il érige en Comté. Le Comté comprenait alors Anthy, Armoy, Cervens, Draillant, Le Lyaud, Margencel, Mésinges, Orcier, Perrignier, Allinges. La Bannière du Comté d’Allinges est datée de 1582. Elle est en soie et sa hampe en bois peint. C‘était le drapeau de la milice des Bourgeois chargés de la défense du Comté. Classée le 23 septembre 1936. On peut la voir à la Mairie. Les cadastres sardes d’Allinges et de Mésinges de 1738 à 1824 font partie des documents déposés aux archives départementales. Ils existent 6 oratoires sur la Commune. La cloche principale, en bronze, de l’église paroissiale (hauteur 78 cm, diamètre 92 cm) a été fondue à Genève en 1456 par C. Mercier. Elle est dédiée à la Vierge Marie. C’est la plus ancienne cloche de Haute-Savoie. Classée le 8 septembre 1936. De nombreuses portes de grange typiquement chablaisiennes peuvent être aperçues sur l’ensemble des hameaux de la Commune. Au chef-Lieu, un petit bas-relief sur un mur de ferme représente un serpent sculpté (symbole de fécondité).
Commelinges Montre bien les caractéristiques des habitats anciens, avec bon nombre de constructions enchevêtrées. Escaliers, perrons apparaissent dans diverses maisons anciennes. Un appareillage de pierres taillées et des marches de granit sont visibles. Un boiton de 1900 à l’intérieur d’un corps de ferme. Le boiton était le lieu où les cochons étaient engraissés. Généralement, il se trouvait sous l’escalier de la porte principale. Grange à foin de 1840 avec système de stockage à griffe. Un Four à Pain ancien construit hors des bâtiments, à usage commun. Plusieurs puits servaient de citerne en cas d’incendie, il en reste un, redécouvert récemment. Un bassin a été remis en service par les habitants du hameau le 14 août 2001.
Mâcheron Curiosité La « Pierre à Passet » est un bloc erratique de dimensions importantes en gneiss oeillé, situé en bordure du plateau de Joigny. Site classé à l’inventaire national en 1907. La Pierre à Passet est une pierre à cupules. Les Botanistes y ont repéré la présence d’une fougère rare et protégée en Savoie. Ce bloc est aussi connu sous le nom de « Pierre du Diable ». Seul le poids public de Mâcheron subsiste pour un usage agricole épisodique. Son plateau de 5,5 x 2,5 a été restauré en 1997. Au Moulin du Bon-Nant, restent les ruines d’un moulin. Seul le support de la mécanique est encore visible à Mâcheron.
Châteauvieux Montre bien les caractéristiques des habitats anciens, avec bon nombre de constructions enchevêtrées. Escaliers, perrons apparaissent dans diverses maisons anciennes. Un appareillage de pierres taillées et des marches de granit sont visibles. Saint François de Sales séjourna 4 ans dans le Chablais, dont quelques mois au Château-Neuf. Envoyé en 1594 pour ramener le Chablais à la foi catholique, son séjour est émaillé d’incidents liés à sa sécurité. Chapelle de Château-Neuf, elle fut construite au XI ème siècle, restaurée vers 1840, elle porte sur le mur de l’abside une fresque d’inspiration byzantine classée à l’inventaire national. Cette fresque compte parmi les plus anciennes peintures murales de Savoie. A Châteauvieux d’en haut, un grand bâtiment de ferme appelé « Grange à pont » date de 1782. Cette grange présente une imposante charpente , un monte-charge à foin par pont roulant d’époque avec un système de levage par traction animale.
Mésinges Le village de Mésinges, disposé en quadrilatère, avec des rues à angles droits, cerné entre butte et marais, route et voie ferrée. Adolphe François Bétemps de Famille ancienne : un ancêtre fut reçu « bourgeois » en 1618 était grand propriétaire, géographe, républicain aux idées progressistes. Il est décédé à Allinges le 11 avril 1888. En vue de l’érection de Mésinges en Commune, il légua au village bâtiments (fruitière, Cercle ) et terrains (cimetière, école). Par Testament du 20 février 1883. Le Café « Le Cercle Bétemps » (Bétemps étant le nom du donateur par testament se situe à Mésinges. La petite cloche de la Chapelle de Mésinges, nommée Péronne, fondue à Quintal en 1856, par Paccard Frères, relève d’une souscription des habitants de Mésinges. Un lavoir, avec 6 postes de travail, couvert d’un toit (restauré), est alimenté par la source résurgente dite « Fontaine des Bernois », à l’entrée de Mésinges.
Noyer : Une source débouche dans un bassin derrière le restaurant « L’eau-Vive », le long de la rue du Manoir. Le Pamphiot, quand à lui, formé des deux précédents alimentait un moulin à Noyer et surtout le canal de l’Oncion. Il se jette dans le Lac Léman à la plage de Corzent. Le Manoir de Noyer est doté d’une charpente remarquable. Une grange à foin avec système de stockage à griffes (initialement à traction animale) est visible à Noyer. Un remarquable ensemble pressoir à huile – conche – meule – mécanisme provenant du Moulin de Noyer est exposé rue du Manoir. Le four, dit le « Four cachette » à Noyer, où François de Sales se réchauffa après sa nuit passée dans le châtaignier de la Chavanne.
Les Fleysets Le Marais des Fleysets, au pied des bois de la Chavanne, est surtout remarquable par la présence de Droseras ( Plante insectivore des tourbières d’Europe dont les petites feuilles en rosette portent des poils glandulaires qui engluent et digèrent les menus insectes qui s’y posent). Une passerelle en bois sur le bief du Pamphiot située sur le sentier Allinges Les Fleysets. Au début du siècle, aux Fleysets, près de la route, un puits avait été creusé afin de récupérer les eaux du marais au pied de la moraine et alimenter les chaudières des locomotives en Gare de Thonon. Le projet a échoué et la canalisation s’est arrêtée au Morillon. Ecuries : Centre Equestre des Fleysets. Activités de manège et de promenade en forêt. On peut y trouver d’anciens attelages.
La Chavanne Lieu sportif de la Commune avec les terrains de Tennis et Football. La Châtaigneraie compte 17 individus, dont 2 pluri centenaires. En 1594, Saint François de Sales aurait trouvé refuge contre les loups en grimpant sur l’un de ces châtaigniers. Joseph Dessaix (1817-1870) neveu du Général d’Empire, écrivain et polémiste né à la Chavanne, il fut un ardent Républicain. Il est l’auteur de la cantate « La Liberté 1856 (Allobroges vaillants, dans vos vertes campagnes…). Il fut également historien de la Savoie. La maison natale de Joseph Dessaix XVIII ème siècle présente des niches qui étaient occupées jadis par des statuettes de Virgile et Horace. Des vers de ces deux poètes latins y sont inscrits. « La terre docile à nos soins suffit à nos rustiques besoins » « A l’abri de l’envie on vit ici tranquille, on y jouit de plaisirs inconnus à la ville »